Je conçois les sites sans représentation de tête d’être vivant, humaine ou animale.
Le hadith de Jibrîl
D’après Abou Hurayra (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah ﷺ a dit :
« Jibrîl est venu me trouver et m’a dit : je suis venu à toi la nuit dernière, et rien ne m’a empêché d’entrer dans la maison où tu étais, sinon qu’il y avait à la porte de la maison une représentation d’homme, qu’il y avait dans la maison un rideau fin orné de représentations, et qu’il y avait un chien.
Ordonne donc que la tête de la représentation qui est à la porte soit coupée, afin qu’elle devienne semblable à un arbre. Ordonne que le rideau soit découpé et qu’on en fasse deux coussins que l’on foule. Et ordonne que le chien soit sorti. »
Le Messager d’Allah ﷺ le fit. Ce chien était un chiot appartenant à al-Hasan ou à al-Husayn, qui se trouvait sous un meuble ; il ordonna qu’on le sorte, et il fut sorti.
Abou Dâwoud n° 4158, At-Tirmidhî n° 2806, qui le qualifie de hasan.
Le hadith du rideau
D’après ’Âïcha (qu’Allah l’agrée) :
« Le Messager d’Allah ﷺ entra chez moi alors que j’avais tendu devant une niche un rideau fin orné de représentations.
Lorsqu’il le vit, il le déchira, son visage changea de couleur, et il dit : ô ’Âïcha, les gens les plus durement châtiés auprès d’Allah le Jour de la Résurrection sont ceux qui imitent la création d’Allah. »
’Âïcha dit :
« Nous l’avons alors découpé et nous en avons fait un coussin, ou deux coussins. »
Mouslim n° 2107. Al-Bukhârî le rapporte également ; la mention du changement de couleur du visage est propre à la version de Mouslim.
La parole d’Ibn ’Abbâs
Ibn ’Abbâs (qu’Allah l’agrée) a dit :
« L’image, c’est la tête ; si la tête est coupée, il n’y a plus d’image. »
Al-Bayhaqî n° 14275. Rapporté également dans les Masâ’il d’Abou Dâwoud, où l’imam Ahmad tient un propos identique.